Objectifs de la Maison Solidaire

  • Lutter contre l’isolement géographique des personnes confrontées aux problèmes de l’habitat dispersé d’Ardèche.
  • Lutter contre la solitude. Le corollaire de notre société individualiste est que de plus en plus de personnes vivent seules.
  • Lutter contre la précarité : partager certaines dépenses incontournables comme le chauffage, avec les autres locataires peut être un moyen de palier le manque de ressources.
  • Créer des liens. Parce que nos routes croisent trop souvent des personnes déstructurées, parce que la vie moderne disloque les familles, nous pensons que cela est très important de recréer du lien entre les personnes, entre les générations et qu’une maison solidaire permet aux locataires, qui en acceptent le concept, les avantages et les contraintes, de s’épanouir dans ce partage.
  • Établir des ponts entre les générations
  • Rester présent et actif dans la société
  • Vivre ensemble grâce à des lieux à partager entre tous – tout en préservant sa sphère privée, permettra aux locataires de rester actifs dans la société, de continuer à s’ouvrir aux autres et au monde.
  • Épanouir sa vie spirituelle le mot « spirituel » étant pris dans son sens large et non exclusivement religieux.

La Maison Solidaire

Origine du projet

En créant la Maison Solidaire des Oisillons, l’A.E.B.E. veut :

  • Répondre aux objectifs de l’Association : « organiser un service social dans l’intérêt des jeunes, des familles, des personnes âgées, des personnes en difficulté, de sorte qu’aucune activité à caractère caritatif et social ne soit par principe exclue des buts de l’Association » ?
  • Réaliser le projet le plus fiable, vivable et réaliste possible.

Notre « étude des besoins » réalisée à Lamastre et dans les environs, confirme que certaines personnes souffrent de l’isolement physique ou géographique. De plus en plus de personnes vivent seules et l’habitat dispersé en Ardèche pose problème à la population vieillissante et aux personnes qui ne peuvent pas conduire.

Pour palier à la solitude subie, une nouvelle organisation de vie voit le jour ici et là en Europe du Nord et maintenant en France, par exemple : « des habitats partagés », le « village vertical » de Villeurbanne, ou la « Maison des Babayagas » dans la région parisienne. Il s’agit, dans la plupart des cas, de grandes maisons divisées en logements où chaque locataire est en mesure de protéger sa sphère privée, et de parties communes réservées aux animations culturelles ou sociales et aux activités collectives.

Ce sont des résidences autogérées et autonomes alliant indépendance, sécurité et solidarité.

Le mot « béguinages » est de plus en plus réutilisé pour définir ces habitats, adaptés aux modes de vie et aux mentalités de notre époque, où des personnes qui veulent vivre la solidarité, le partage matériel – voire spirituel – avec d’autres peuvent trouver une solution à leurs problèmes sociétaux.

Le projet

Le Conseil d’Administration de notre Association travaille pour mettre en place la Maison Solidaire qui rassemblera les caractéristiques suivantes :

  • Un habitat adapté aux jeunes qui, pour diverses raisons (ruptures familiales, formation, nouveau travail, etc.), sont obligés de quitter leur lieu d’origine.
  • Un habitat adapté aux couples avec ou sans enfants qui souhaitent vivre cette expérience.
  • Un habitat adapté aux familles monoparentales qui peuvent tisser des liens avec d’autres.
  • Un habitat adapté à de jeunes retraités qui font le choix de quitter leur environnement habituel à la cessation de leur travail.
  • Un habitat adapté aux personnes âgées valides qui ne peuvent être admises en Hepad, mais dont les revenus ne leur permettent pas l’accès aux maisons de retraites privées…
  • Un habitat adapté à tous les âges qui, pour diverses raisons, ont du mal à équilibrer leur budget.
  • Un habitat adapté pour créer des liens, entre les locataires qui en acceptent le concept, les avantages et les contraintes.
  • Un habitat adapté, grâce à des lieux à partager entre tous, permettra aux locataires de rester actif dans la société, de continuer à s’ouvrir aux autres et au monde.
  • Un habitat adapté pour épanouir sa vie spirituelle. Le passé des Oisillons est imprégné de la tradition protestante qui propose un mieux vivre à ses contemporains, sans pour autant faire de prosélytisme. La Maison Solidaire sera ouverte à tous, dans le respect des croyances de chacun. Un lieu de silence, de prière – voire de lecture – invitera au silence, au recueillement, à la méditation les locataires qui le souhaitent, tout en respectant le choix de tous.

Un habitat intergénérationnel


pour bien vivre ensemble à tous les âges de la vie !

 L’A.E.B.E.

est dans le vent ! D’autres maisons solidaires voient le jour ici et là. On en parle dans « Refaire la Société » Journal de la Mission Populaire évangélique, hiver 2014.

Création d’une maison protestante de la solidarité, voir article de la revue de la Fédération de l’Entraide Protestante déc. 2014

Un français sur deux prêt à s’engager contre la solitude des personnes âgées. La Croix, Sept. 2014

Vivre en béguinage